Lettre envoyée au 24 heures le 19.03.2021

Il n’est jamais agréable de se retrouver au centre de la critique, surtout lorsqu’elle émane de courageux anonymes et qu’elle vient alimenter un débat électoral inhabituellement vif à La Tour-de-Peilz.

Derrière la polémique, il reste cependant les faits : hébergé dans un site paradisiaque, voilà un musée unique au monde mais dont la scénographie a vieilli et qui peine à renouveler son public. Le Conseil de fondation le sait et a agi en conséquence.

En 2009, sous la présidence de Lyonel Kaufmann, le Conseil de fondation commande l’étude K-Werkstatt, co-financée par la Commune, pour lancer la réflexion sur la rénovation du site et, en 2016, il lance un concours pour le renouvellement de la scénographie ; en 2017, sous la présidence de Taraneh Aminian, il désigne le travail lauréat de Lorenzo Greppi et le présente au public l’année suivante ; en 2019, sous la présidence du soussigné, il commande une analyse externe « Enjeux et perspectives du Musée suisse du jeu » à la société Go2Play et met en œuvre un train de mesures dont les grandes lignes ont été communiquées à la Municipalité et au Conseil communal.

Aujourd’hui, en pleine pandémie, le Musée affiche des taux de fréquentation particulièrement réjouissants, résultat du regain d’intérêt pour les expositions déconnectées et d’un intense travail de communication sur les réseaux sociaux.

Enfin, on insistera sur l’importance du débat actuel sur la rénovation du Château. Outre le nécessaire entretien d’un patrimoine historique, le projet municipal doit donner des surfaces d’exposition supplémentaires à un Musée qui n’expose qu’une trop faible partie de sa collection.

L’avenir du Musée est entre les mains du Conseil de fondation, c’est vrai. Mais il est également entre les mains du Conseil communal.

 

Vincent Perrier, pour le Conseil de fondation

Fondation du Musée suisse du Jeu

Rue du Château 5

1814 La Tour-de-Peilz